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les incontournables

Plus de 1000 objets sont exposés dans les salles permanentes du château, en particulier dans le musée des beaux-arts et les appartements royaux. Le reste des collections conservé en réserve, est parfois présenté dans des expositions temporaires ou encore déposé dans d'autres musées de France. Nous vous proposons de découvrir ici quelques unes des plus belles pièces de nos collections.

Portrait d'Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana (vers 1595)

IMG-4.C.4.1 - (© Château royal de Blois)Voir l'image en grandCette fillette, à l'étrange visage velu, était atteinte d'une maladie génétique appelée hypertrichose se traduisant par une pilosité anormale, tout comme son père, Pedro Gonsalvus.

À l'époque des cabinets de curiosités constitués par les princes, ce type de phénomène fascine, et reflète l'attirance pour les phénomènes extraordinaires. C'est pourquoi elle était invitée dans les cours d'Europe.

L'histoire de cette famille Gonsalvus s'insère dans la tradition littéraire de l'homme sauvage, que l'on retrouve au 18e siècle, dans le conte la Belle et la Bête. Une des représentations du père d'Antonietta Gonsalvus a, du reste, servi de modèle pour réaliser le masque de Jean Marais dans le film de Jean Cocteau, en 1946.

Huile sur toile (Inv. 997.1.1) achat de la ville de Blois. Ce tableau est présenté dans la Chambre de la Reine, de l'aile François 1er.

Polyptyque en 6 panneaux par Marco d'Oggiono (vers 1500 – 1510)

Marco d'Oggiono - les incontournables (Y.Boukef)Voir l'image en grandReprésentant en haut de gauche à droite : saint Nicolas de Tolentino, saint Augustin, sainte Monique ; puis en bas saint Jean-Baptiste, la Vierge à l'enfant et saint Pierre.

Ce retable monumental, qui faisait près de 3 mètres sur 4 à l'origine, décorait l'autel d'une église, probablement dans la région de Milan. Il est signé du peintre Marco d'Oggiono, principal élève de Léonard de Vinci. L'influence du Maître est ici clairement marquée, notamment dans le visage de la Vierge, proche de celui que Léonard peint dans la Vierge aux rochers, conservée au musée du Louvre.

Huile sur bois (Dépôt du Musée du Louvre, Inv. MNR 272, 270, 271, 264, 269, 263). Cette œuvre est présentée dans la Salle 1 du Musée des Beaux - Arts.

L'enlèvement d'Europe par Jean Cousin (vers 1570)

L'enlèvement d'Europe, Cousin_les incontournablesVoir l'image en grandJupiter, sous le charme de la princesse Europe, prend la forme d'un taureau blanc pour pouvoir l'approcher et l'enlever, la conduisant en Crète. Ce mythe amoureux connaît un grand succès dans la peinture de la Renaissance. Le thème léger et le style gracieux sont caractéristiques de l'art raffiné qui se développe en France au 16e siècle sous l'influence de la Cour. Ce tableau décorait la cheminée d'un hôtel particulier de Blois, malheureusement bombardé en 1940.

Huile sur bois - (Inv. 860.1.11). Ce tableau est présenté dans la Salle des Valois, de l'aile François 1er.

Allégorie du Bon Gouvernement par l'atelier de Pierre Paul Rubens (vers 1625)

Rubens_ les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grandCet imposant tableau est une allégorie, c'est-à-dire un personnage qui incarne un concept. Ici, la femme représente le Bon Gouvernement. Le sceptre qu'elle tient à la main montre son pouvoir, et le gouvernail à ses pieds lui permet de conduire son peuple. Elle piétine des armes symbolisant la guerre. Ce règne pacifique apporte la Prospérité (corne d'abondance) et la Justice (balance). Ce tableau a sans doute été réalisé par l'entourage de Rubens, pour le décor du palais de Marie de Médicis au Luxembourg.

Huile sur toile (Inv. D.56.1.1, dépôt du musée du Louvre). Ce tableau est présenté dans la Salle 2 du Musée des Beaux - Arts.

Psyché refusant les honneurs divins par François Boucher (vers 1740)

Psyché - Boucher_ les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grandPsyché, dont l'extraordinaire beauté conduisit les hommes à l'adorer comme une déesse à la place de Vénus, est représentée ici refusant les présents de ses adorateurs. Il est cependant trop tard : Vénus, jalouse et furieuse, apparaît et ordonne à Cupidon de la punir. Mais ce dernier en tombera amoureux.

Les amours tumultueux de Psyché et Cupidon connaissent un grand succès au 18e siècle. Ils correspondent en effet au goût de l'époque pour un art séduisant, avant tout fait pour plaire. Cette légèreté s'affiche dans cette esquisse en grisaille, œuvre préparatoire de l'artiste pour la réalisation d'une tapisserie.

Huile sur papier marouflé sur toile (Inv. 882.4.2), legs de M. Rosat entre 1872 et 1882. Cette œuvre est présentée dans la Salle 4 du Musée des Beaux - Arts.

François Ier à la chasse par Théodore Gechter (1843)

Gechter, François Ier à la chasse (Photo F. Lauginie)Voir l'image en grandCet objet décoratif en bronze représente François Ier chassant le sanglier. Le sculpteur évoque ici ce grand roi de la Renaissance dans une activité qu'il affectionnait particulièrement, témoignant de son courage. Il est en effet très à la mode au 19e siècle de célébrer les siècles passés et les personnages illustres.

(Inv. 2001.7.1, achat de la ville de Blois). Cette sculpture est présentée dans la Salle du roi  de l'aile François 1er.

Valentine de Milan_les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grand © Chateau royal de Blois (Photo François Lauginie)Valentine Visconti, dont le mari Louis d'Orléans a été assassiné, a réclamé justice sans succès. Elle se retire alors à Blois où elle meurt de chagrin en 1408. Son tombeau dans l'église des Cordeliers porte la devise « Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien ». Ce grand tableau illustre le thème de la fidélité au-delà de la mort. Au 19e siècle, on aime les héroïnes romantiques, l'exaltation des sentiments, et les fastes des siècles passés. C'est la peinture qu'on appelle troubadour.

Huile sur toile (Inv. : 2008.7.1) cédé par l'Etat à la ville de Blois. Ce tableau est présenté  dans la Salle 3 du Musée des Beaux - Arts.

Valentine de Milan pleurant son époux par Marie-Philippe Coupin de la Couperie (1822)

L'assassinat du Duc de Guise par Paul Delaroche et son atelier (1834)

Assassinat duc guise_les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grandRéalisé sur une commande de Ferdinand d'Orléans, fils du roi Louis Philippe, cette scène représente le duc de Guise assassiné au château de Blois en 1588 sur ordre du roi Henri III. La mise en scène est très théâtrale : le roi apparaît derrière un rideau, accueilli par ses hommes en armes, pour découvrir le corps de son ennemi, gisant à terre. On retrouve le goût du 19e pour le drame, dans une fresque historique romantique et décorative.

Huile sur toile (Inv. 895.3.2, achat de la ville de Blois en 1894). Ce tableau est présenté dans la Salle des Guises de l'aile François 1er.

Olifant en ivoire (vers 1490 - 1530)

Olifant - les incontournables (Y.Boukef)Voir l'image en grandCet objet est une trompe de chasse réalisée dans de l'ivoire d'éléphant. Production typique du peuple Sapi (Sierra Leone - Afrique) qui est adaptée à la demande des européens, friands de ces objets exotiques au 16e siècle. C'est pourquoi celle-ci représente une scène de chasse au cerf. Les princes commandaient ces œuvres dans les colonies lointaines pour les présenter dans des cabinets de curiosités, où ces pièces rares étaient exhibées auprès de leurs visiteurs.

(Inv. 861.206.2) Don de monsieur de Martonne vers 1860. Cet objet est présenté dans le Studiolo de l'aile François 1er.

Plat en majolique italienne par Francesco Durantino (1544)

plat en majolique italienne - Durantino _les incontournablesVoir l'image en grandCette assiette évoque l’histoire de la nymphe Io, la fille du fleuve Inachos séduite par Jupiter. Dans ses Métamorphoses, Ovide raconte comment Junon courroucée oblige Jupiter à transformer Io en vache et à lui offrir, avant de la confier au berger Argus.

Ce type de vaisselle en faïence, produit en Italie et très apprécié des princes de la Renaissance, n'était pas destiné à être utilisé. Véritables objets de luxe, les majoliques italiennes était présentées sur des dressoirs ou dans des cabinets de collections comme des œuvres d'art.

(Inv. 2000.5.1, achat de la ville de Blois). Cette œuvre est présentée dans le Studiolo de l'aile François 1er.

Horloge miniature par Barthélémy Cuper (vers 1620)

horloge miniature - cupper_les incontournables (Y.Boukef)Voir l'image en grandA la fin du 16e siècle, Blois connaît une florissante production d'horlogerie. De véritables dynasties d'horlogers s'installent dans la ville, notamment celle des Cuper établie à Blois de 1555 à la fin du 19e siècle. L’extrême miniaturisation de cette horloge témoigne de la maîtrise atteinte par les artisans blésois au 17e siècle, dont Barthélémy Cuper, horloger de la reine Marie de Médicis, est un grand représentant.

Bronze doré (Inv. 86.11.1, achat de la ville de Blois). Cet objet est présenté dans le Cabinet neuf de l'aile François 1er.

Armoire Sambin (seconde moitié du 19e siècle)

Armoire 19e sicèle type Sambin (Photo D.Lépissier)Voir l'image en grandCe meuble particulièrement imposant, à mi-chemin entre l'armoire et le cabinet, est une réplique 19e d'un cabinet de la fin de la Renaissance conservé à Besançon. Il témoigne de la monumentalité et de l'abondance décorative du mobilier de la fin du 16e siècle. Le cabinet porte ainsi un savant décor architectural, enrichi de frises, rinceaux, guirlandes et de huit panneaux représentant des figures mythologiques. Ce meuble témoigne également de l'intérêt de la fin du 19e siècle pour l'art de la Renaissance.

Ebénisterie, chêne (2009.1.1, achat de la ville de Blois). Ce meuble est présenté dans la Chambre du Roi dans l'aile François 1er.

Le martyre de Thomas More par Antoine Caron (vers 1590)

marthyre de thomas more_les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grandThomas More est le grand chancelier d'Henri VIII d'Angleterre. Resté fidèle au pape alors qu'Henri VIII se sépare de l'Eglise catholique pour fonder l'Eglise anglicane, Thomas More est décapité en 1535. Antoine Caron le représente successivement amené dans la prison de la Tour de Londres puis agenouillé sur l'échafaud ; sa tête est ensuite exposée sur un pieu en arrière-plan. Cet épisode de l'histoire anglaise fait clairement écho pour le peintre aux Guerres de Religion qui secouent alors la France : Thomas More devient ainsi un martyre du catholicisme face à l'anglicanisme, assimilé à la Réforme protestante.

Huile sur bois (Inv. 29.5.9, achat de la ville de Blois). Ce tableau est présenté dans le Cabinet des guerres de religions dans l'aile François 1er.

Vierge à l'enfant, sculpture anonyme (début du 16e siècle)

Vierge à l'enfant -anonyme_les incontournables (F.Lauginie)Voir l'image en grandCette très jolie sculpture est un rare exemple de production du Val de Loire au début du 16e siècle. La Vierge qui tient son fils dans ses bras exprime une nouvelle relation d'intimité entre la mère et l'enfant, inspirée par l'exemple italien des débuts de la Renaissance. Le léger déhanché, les gestes délicats, le regard tendre, le soin des détails, rendent cet ensemble vivant et touchant.

Terre cuite (Inv. 869.35.1). Cette sculpture est présentée dans la Salle 1 du Musée des Beaux - Arts.

 

Buste de Le Carpentier par Jean-Baptiste Lemoyne (1709 - 1778)

Le Carpentier, Lemoyne_les incontournables (D.Lépisser)Voir l'image en grandCe portrait de Le Carpentier, architecte, membre de l’Académie Royale et ami de Lemoyne, révèle une grande virtuosité dans le rendu de la chair et la vivacité du regard. Au 18e siècle, le portrait se veut plus intime, et s'attache au rendu de l'expression et du caractère. Le prestige du rang social, que l'on retrouve dans le jabot à dentelle et la perruque à la française, est presque occulté par l'expression digne et intelligente du modèle.

 

Terre cuite (Inv. 861.176.2). Ce portrait est présenté dans la Salle 5 au Musée des Beaux - Arts.

Vues de Blois par Eugène Gervais (1865)

vues de Blois par Eugène Gervais_les incontournablesVoir l'image en grandLe peintre Eugène Gervais est l'une des personnalités de Blois au 19e siècle ; il est notamment l'un des premiers conservateurs du musée des beaux-arts. Dans ce tableau original, l'artiste pose un regard à la fois sur les grandes transformations urbaines modernisant Blois, mais aussi sur les pittoresques rues de la vieille ville. Ainsi la construction de l'escalier monumental Denis Papin, au centre, est entourée par des vues de rues et maisons anciennes.

Huile sur toile (Inv. 33.7.2, don Jolain). Ce tableau est présenté dans la Salle 7 du Musée de Beaux - Arts.

Grand vase couvert en faïence de Blois par Ulysse Besnard (1881)

Vase d'Ulysse Bernard_les incontournables (Y.Boukef)Voir l'image en grandBlois est un centre important de production de céramiques au 19e siècle. Cette grande urne couverte était disposée à l'entrée d'un de ces ateliers, pour attirer les clients, ce qui explique sa taille spectaculaire. C'est également une véritable prouesse technique qui montre leur habileté. Le décor de rinceaux très colorés est typique des céramistes blésois qui s'inspirent des motifs de la Renaissance, en particulier ceux du château de Blois.

(Inv. 73.10.1, achat de la ville de Blois). Cette œuvre est présentée dans la salle Néo - Renaissance de l'aile François 1er.

Le bal à la cour, peinture anonyme (fin du 16e siècle)

Le bal à la cour - anonyme_les incontournables ( F.lauginie)Voir l'image en grand © Chateau royal de Blois (Photo François Lauginie)Le bal est un divertissement important et populaire à la cour des Valois. A la fois lieu de rencontre et de prestige, c'est l'occasion d'un déploiement de fastes dans une ambiance colorée et musicale. Ce tableau illustre, au cours d'une soirée élégante, l'introduction d'une nouvelle danse venue d'Italie, la volta. Le danseur, tandis qu'il esquisse un mouvement tournant sur la pointe du pied droit, soulève sa partenaire.

Huile sur toile (Inv. 872.3.2, Legs de Louis de Grimoult, comte de Villemotte). Ce tableau est présenté dans la Galerie de la Reine de l'aile François 1er .

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